Cette semaine, nous vous proposons d'en apprendre un peu plus sur un produit qui nous tient à coeur à La Verdura : le Poivre de Kampot.
Découvrez toute sa saveur dans la recette de la semaine : Multifeuille gourmande

Plus d'informations ici sur l'engagement et les actions d'Alain Cottebrune et l'AFDI (association des Agriculteurs Français et Développement International) au Cambodge en cliquant ici


 
Kampot est une province du sud du Cambodge, située à environ 150km de la capitale, Phnom Penh.



Quatre poivres sont produits à Kampot : Vert, Noir, Blanc et Rouge.
Chaque type de poivre dépend du stade de maturité et des opérations réalisées après récolte.
Le poivre Noir est récolté lorsque le fruit commence à mûrir puis il est séché au soleil. Lors du séchage, le péricarpe (l'enveloppe extérieure) durci et devient noir.
Les grains sont soigneusement nettoyés, triés à la main et calibrés afin de ne garder que les meilleurs.
La culture se fait en plaine, où l'on a reproduit les conditions naturelles : des terre-pleins surélevés, équipés de système de drainage, de tuteurs sur lesquels courent les lianes de poivre et d'un toit de feuilles de cocotier reproduisant la couverture ombragée des forêts.

Le poivre du Kampot que nous avons sélectionné pour vous est un produit IGP (indication géographique protégée).


L'histoire du poivre de Kampot est étroitement liée à l'Histoire du Cambodge.
Ceux sont les chinois de la région Hainan qui furent les premiers à cultiver le poivre à Kampot. Ils cultivaient le poivre en forêt, directement sur les lianes qui poussaient le long des arbres. À la fin du 19ieme siècle, les français arrivèrent au Cambodge et introduisirent une production intensive dans la région de Kampot. Ils commercialisèrent le poivre vers la France et le reste de l'Europe.
L'arrivée des Khmer rouges au Cambodge dans les années 1970 plongea le pays dans une guerre civile qui durera jusqu'à la fin des années 1990. Les poivrières furent quasiment toutes détruites ou abandonnées. Ces trente années de violents conflits avaient plonger le pays et la population dans un dénuement extrême.
À la fin de la guerre, les familles de producteurs de poivres se remirent à cultiver la fameuse épice, dont le prix était au plus haut. Malheureusement, les prix s'effondrèrent lors de la première récolte, quatre années plus tard - l'offre étant bien supérieure à la demande. La culture du poivre commençait à disparaître à nouveau car peu rentable.

Depuis les années 2000, des coopératives agricoles soutenues par l'AFDI se
sont formées
afin de trouver de nouveaux débouchés pour les producteurs.
Aujourd'hui, le poivre de Kampot est exporté dans le monde et jouit
d'une réputation de qualité.

Depuis 2010, le Poivre de Kampot est le premier produit cambodgien
à bénéficier d’une indication géographique protégée, appelée IGP.